Recensement des richesses végétales vasculaires naturelles de la vallée du fleuve Saint-Laurent  

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Crataegus sp. 45° 41' 28.8" N - 073° 4'' 41.8" O, Lanaudière, MRC Les Moulins, Terrebonne, Parc de la rive, 11:25 le mardi 16 mai 2006, Crataegus_sp_014_950.
Nichole Ouellette

présente

Rosacées

Index
Famille
Clef des genres
01 Crataegus
02 Amelanchier
03 Aronia
04 Malus
05 Sorbus
06 Prunus
07 Physocarpus
08 Spiraea
09 Sorbaria
10 Rosa
11 Rubus
12 Potentilla
13 Sanguisorba
14 Dalibarda
15 Fragaria
16 Agrimonia
17 Geum
18 Waldsteinia
Figures 86 - 87 - 88
Figures 89 - 90 - 91
Figures 92 - 93 - 94
Figures 95 - 96  - 97
Figures 98 - 99
Figures 100 - 101 - 102
Figures 103 - 104

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Flore laurentienne
Frère Marie-Victorin (1885-1944)

Famille 50. ― ROSACEAEROSACÉES ].

1. CRATAEGUS Linné. — AUBÉPINE. (Texte de M. Jules BRUNEL)

Arbres ou arbrisseaux à rameaux épineux. Feuilles alternes, pétiolées, simples, généralement dentées, souvent lobées (surtout sur les jeunes pousses), munies à la base de stipules souvent denticulées-glanduleuses. Fleurs pédicellées, en corymbes simples ou composés portant peu ou beaucoup de fleurs, munis de bractées linéaires généralement de couleur vive, glanduleuses, caduques ; calice à 5 sépales, entiers ou denticulés, souvent glanduleux (Figure 86, n, o, p) ; pétales 5, blancs, fugaces ; étamines 5-10-20, à anthères jaune pâle ou blanches, roses, rouges ou pourpres ; ovaire infère formé de 1-5 carpelles (2-5 dans nos espèces) ; styles 1-5, libres, à stigmates terminaux, persistant sur le fruit mûr. Fruit : un drupe globuleux, pyriforme ou ellipsoïde (Figure 86, k, 1, m), écarlate, orangé, rouge ou jaune, à pulpe généralement sèche et farineuse ; endocarpe formé de 1-5 (2-5 dans nos espèces) noyaux pétreux, à faces ventrales planes (Figure 86, e) ou creusées de cavités longitudinales (Figure 86, j).

Environ 1000 espèces, dont plus de 800 dans l'Amérique du Nord. Genre difficile et qui n'est pas encore bien compris. Le traité que nous proposons est donc nécessairement incomplet et provisoire, mais il pourra servir de base à des études futures. L'étude systématique des Crataegus nord-américains a été entreprise vers 1900, surtout par Charles S. SARGENT, qui est l'auteur de la majorité des espèces décrites depuis cette date. La plupart des espèces de Crataegus ne peuvent pas être identifiées au moyen des feuilles seulement ; il faut des rameaux florifères (récoltés avant la déhiscence des anthères ) et des rameaux fructifères provenant du même arbre. Pour éviter toute erreur, on attache à l'arbre, au printemps, un jeton métallique numéroté ; à l'automne, on ne prélève des rameaux fructifères que si on retrouve le jeton métallique. De plus, il est nécessaire de prendre, au printemps, des notes concernant certains caractères qui disparaissent (ou deviennent difficiles à constater ) après la dessiccation, par exemple : nombre des étamines, couleur des anthères, etc. La couleur des anthères doit être observée dans le bouton, car elle s'altère après l'anthèse.

— Sur notre territoire (du moins aux environs de Montréal) les Crataegus fleurissent en deux séries : certaines espèces fleurissent du 10 à la fin de mai (c'est ce que nous appelons floraison hâtive), d'autres fleurissent en juin (floraison tardive).

Crataegus sp. 45° 41' 28.8" N - 073° 4'' 41.8" O, Lanaudière, MRC Les Moulins, Terrebonne, Parc de la rive, 11:24 le mardi 16 mai 2006, Crataegus_sp_006_400.

Les aubépines ne sont pas des essences forestières ; leur épanouissement demande des lieux secs et de pleine lumière. À l'époque préhistorique, tout le Québec était couvert d'épaisses forêts et les lieux ouverts, autres que les marécages et les tourbières, étaient plutôt rares. Les aubépines ne pouvaient guère s'établir que par petits groupes isolés le long des cours d'eau. C'est ainsi qu'on les voit d'ailleurs sur les confins de leur distribution, sur leur front d'avance, sur les bords du lac Saint-Jean, au Témiscamingue et à Anticosti. Il semble bien alors que le grand développement du genre en Amérique soit le résultat immédiat de la rupture d'équilibre écologique amenée par le défrichement.

De récentes études cytologiques sur les Crataegus ont montré que nombre d'espèces ont des formules chromosomiennes modifiées dans le sens de la triploïdie et de la tétraploïdie. Peu d'espèces seraient, comme le C. punctata, diploïdes, c'est-à-dire normales, avec 32 chromosomes somatiques. Parmi les espèces à 48 ou 64 chromosomes, les unes seraient capables de former complètement leur pollen et les autres non, mais toutes montreraient suffisamment d'irrégularités dans la division réductionnelle pour être considérées comme hétérozygotes.

Les Crataegus ont peu de propriétés utiles. La médecine utilise maintenant la teinture de Crataegus pour agir sur le système nerveux sympathique. Le bois de toutes les espèces est lourd, dur et solide, et est utilisé dans la fabrication des leviers, des poignées d'outils et autres petits articles. C'est, paraît-il, le meilleur substitut du bois de buis pour la gravure sur bois. En Amérique, on fait parfois des gelées et des conserves avec les fruits de quelques espèces.

— Les spécialistes subdivisent généralement le genre en une vingtaine de sections. Dans cette flore locale, il nous a paru préférable, pour des raisons de commodité, de dresser une clef purement artificielle, sans tenir compte des caractères de ces sections ; néanmoins, pour faciliter l'intelligence des relations naturelles, les descriptions des espèces d'une même section sont réunies dans le traité. On constatera qu'il est souvent impossible d'identifier une récolte avec les seules fleurs ou les seuls fruits. Cependant, malgré la difficulté du genre, on arrivera assez facilement, avec une bonne méthode de travail, à connaître les espèces d'une localité donnée. En raison des particularités biologiques du genre Crataegus, chez lequel les espèces semblent résulter des infinies combinaisons de caractères toujours les mêmes (nombre d'étamines, couleur des anthères, pubescence, etc.) il aurait été fastidieux de tenter d'illustrer chaque espèce. Il a paru préférable de donner une figure générale, et de n'illustrer que quelques types communs ou caractéristiques.

— Les espèces suivantes ont aussi été mentionnées pour le Québec : C. brainerdii Sargent, C. mollis (T. & G.) Scheele, C. monogyna Jacquin, C. pruinosa (Wendland) K. Koch.

— Le nom générique signifie probablement : force ; allusion à la dureté du bois. Le nom populaire cenellier (ou senellier) est un canadianisme, dérivé du nom français du fruit : cenelle ou senelle.

Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne, p. 296, 297, 298.


Crataegus sp. 45° 41' 28.8" N - 073° 4'' 41.8" O, Lanaudière, MRC Les Moulins, Terrebonne, Parc de la rive,11:25 le mardi 16 mai 2006, Crataegus_sp_009_800_600.


Crataegus sp. 45° 41' 28.8" N - 073° 4'' 41.8" O, Lanaudière, MRC Les Moulins, Terrebonne, Parc de la rive, 11:26 le mardi 16 mai 2006, Crataegus_sp_016_800_600.

Crataegus :
Clef des espèces ] oxyacantha ] crus-galli ] punctata ] suborbiculata ] acutiloba ] blandita ] crudelis ] flabellata ] matura ] pentandra ] congestiflora ] cognata ] densiflora ] fluviatilis ] holmesiana ] irrasa ] lenta ] anomala ] canadensis ] champlainensis ] submollis ] dilatata ] blanchardii ] brunetiana ] dodgei ] jackii ] jonesae ] lemingtonensis ] praecoqua ] rotundifolia ] affinis ] asperifolia ] knieskerniana ] scabrida ] aquilonaris ] conspicua ] dumicola ] ferentaria ] fertilis ] integriloba ] laurentiana ] macracantha ] rhombifolia ] succulenta ] victorinii ]


le mardi 3 mai 2006 - le dimanche 9 avril 2017
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