Recensement des richesses végétales vasculaires naturelles de la vallée du fleuve Saint-Laurent  

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46° 37' 49.47" N - 072° 18' 30.66" O, Laurentides, forêt boréale, Mauricie, MRC Les Chenaux, Saint-Prosper, route de la Station, érablière Pierre Cossette, Michel Cossette et son fils fendent du bois de chauffage, le mardi 20 janvier 2009, photo Route_de_la_Station_175_950.
Nichole Ouellette

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Préface à la première édition

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Territoire
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Classification
Nomenclature
Noms vulgaires
Créations onomastiques
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Flore laurentienne
Préface Classification, nomenclature et onomastique

D'abord un bûcheron ] [ Systématique populaire ] [ La blancheur du bois ] [ Étonnante acuité d'observation ]

Pionniers de la science

Nous assistons alors à un processus dont l'histoire de la science doit tenir compte. Des hommes sans aucune initiation scientifique, explorant les ressources forestières d'un nouveau continent dans un but purement utilitaire, reconnaissent la nécessité d'un schéma quelconque de botanique systématique ; ils deviennent par là même, sans le savoir et sans le vouloir, des pionniers de la science.

D'abord un bûcheron

Notre pionnier est donc d'abord un bûcheron pour qui un arbre est avant tout une pièce de bois. Les caractères de la classification qu'il va choisir seront donc tirés de la couleur du bois, de sa dureté, de la couleur et de l'apparence extérieure de l'écorce.

La blancheur du bois

La qualité et la blancheur du bois de notre pin à cinq feuilles ont dû frapper d'abord les ancêtres qui ont nommé cet arbre : le pin blanc.

Ce nom vernaculaire indéracinable s'est conservé jusqu'à ce jour en Amérique, aussi bien anglaise que française, malgré la bourde que commit Linné en fabriquant le binôme absurde et intraduisible de Pinus strobus. Les noms de pin rouge et de pin gris sont de formation semblable, comme d'ailleurs ceux de bois blanc, orme blanc, chêne blanc, chêne rouge, etc. Les botanistes professionnels ne firent souvent que latiniser les noms vernaculaires déjà en usage depuis un siècle, comme dans le cas du Quercus alba (chêne blanc) et du Quercus rubra (chêne rouge).

Systématique populaire

Une systématique spéciale des arbres forestiers s'est donc constituée dès les premiers temps de l'occupation française. Cette systématique populaire, qui est peut-être ce qu'il y a de plus franchement autochtone dans tout notre folklore canadien, ne s'est pas perdue. Malgré Tournefort et Linné, malgré Michaux, malgré les progrès de l'instruction à tous les degrés, elle a continué d'exister, très élaborée, très complexe, et peut-être plus intrinsèquement juste qu'on ne le croit. Sans doute, la base de cet édifice systématique n'est pas celle de la botanique classique puisqu'elle ne tient pas compte, au moins généralement, de la fructification. La conception de l'espèce qu'elle implique obscurément n'est pas celle de Linné, ni celle de Jordan, ni celle des botanistes d'aujourd'hui. Elle contient même un élément dynamique fort curieux ; par exemple il semble bien que le sapin rouge et le sapin blanc de nos gens, comme probablement aussi l'épinette grise et l'épinette jaune, ne soient que deux états successifs des mêmes individus.

Étonnante acuité d'observation

Mais une fois ces divergences fondamentales admises, il reste que la systématique forestière paraclassique, créée par les bûcherons Canadiens-français, basée tout entière sur les caractères du bois et de l'écorce, témoigne d'une étonnante acuité d'observation. Pour l'ingéniosité des ségrégations, la sûreté des distinctions, la finesse des identités, elle a peu à envier à la systématique proprement scientifique, qui toujours oscille sur la base étroite et contestable du postulat anthocarpologique.

Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne 1935, p. 6.


46° 37' 49.47" N - 072° 18' 30.66" O, Laurentides, forêt boréale, Mauricie, MRC Les Chenaux, Saint-Prosper, route de la Station, érablière Pierre Cossette, Michel Cossette et son fils fendent du bois de chauffage, le mardi 20 janvier 2009, photo Route_de_la_Station_172_800.

Préface

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le lundi 14 avril 2003
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