Recensement des richesses végétales vasculaires naturelles de la vallée du fleuve Saint-Laurent  

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Comment Samuel de Champlain quitta Honfleur en 1608, vitrail (détail), 46° 47' 17. 4" N - 071° 14' 55.0" O, Hôtel du Parlement du Québec,1045 Rue des Parlementaires, Ville de Québec, 16;14 le mercredi 16 novembre 2005, Hotel_du_Parlement_045_950.

Nichole Ouellette

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Flore laurentienne
Frère Marie-Victorin (1885-1944)

1. Période prélinnéenne.

On peut dire, sans trop solliciter les faits, que la botanique américaine est née chez les Canadiens français, et que le premier botaniste de l'Amérique fut Louis Hébert (1575-1627), l'apothicaire-herboriste de Paris, devenu le premier colon de Stadaconé.

Récits de voyage

Les récits de voyage de Jacques Cartier, de Champlain, de Lescarbots, du frère Sagard et de plusieurs autres, les lettres de missionnaires connues sous le nom de Relations des Jésuites, et quelques autres documents encore, intéressent l'histoire de la botanique.

Une étude d'ensemble de ces sources s'impose, et donnera certainement des résultats de grande importance. Peut-être faut-il joindre aux écrits parascientifiques que nous venons de citer, l'Histoire véritable et naturelle de la Nouvelle-France (1664), où la plume naïve de Pierre Boucher détaille, pour le bénéfice des cousins restés en France, les particularités frappantes de la faune et de la flore du pays.

Travaux botaniques

Dans le domaine des travaux botaniques proprement dits, nous trouvons que, dès 1635, Jacques Cornut, de Paris, publiait son Canadensium Plantarum Historia, dont la majeure partie traitait de plantes canadiennes au moyen de textes descriptifs, et de gravures excellentes pour le temps. Dans cet ouvrage sont décrites et figurées pour la première fois certaines de nos espèces les plus remarquables : Actaea alba, Actaea rubra, Apios americana, Rhus radicans Toxicodendron radicans ], Aquilegia canadensis, Asarum canadense, etc. Le livre de Cornut est le premier ouvrage imprimé sur la flore de l'Amérique extra-tropicale.

Aventure coloniale

Le dernier quart du XVIIe siècle semble avoir été une période de grande activité botanique en Nouvelle-France. C'est le moment épique de la grande aventure coloniale de la France. Missionnaires, traiteurs et soldats poussent les canots d'écorce jusqu'au cœur du continent, ouvrent les routes, jalonnent l'immense empire. Partout, depuis la baie d'Hudson jusqu'au golfe du Mexique, des hommes instruits interrogent l'inconnu et sont jetés dans l'étonnement par la révélation d'une nature opulente et nouvelle. Là-bas, en France, dans la tranquillité du Jardin du Roi, Tournefort règne sur la botanique. Il a des correspondants au Canada, et tous les navires lui apportent des matériaux nouveaux. Michel Sarrazin (1659-1734), médecin du roi à Québec, le plus connu de ces correspondants, est en rapport constant avec Tournefort et lui envoie les plantes les plus remarquables du pays, dont la plus célèbre, la sarracénie, a immortalisé son nom. Un autre de ces correspondants, le sieur de Dièreville, visite la côte de l'Amérique en 1706 ; Tournefort lègue son nom à la postérité en lui dédiant le genre Diervilla.

Littérature botanique

C'est d'ailleurs à ce moment (1700) que l'illustre botaniste français publie ses Institutiones Rei Herbariae où la notion du genre est définitivement établie. Cet ouvrage est intimement associé à l'histoire de la botanique laurentienne, car il porte de nombreuses traces des travaux botaniques qui se poursuivaient alors en Nouvelle-France. C'est au moyen de ce grand ouvrage, l'un des chefs-d'œuvre de la littérature botanique, que nous saisissons les processus gradués par quoi se sont élaborées nos connaissances sur la flore laurentienne.

Documents scientifiques

De cette même période, nous avons encore un très important manuscrit (circa 1708) resté inédit : Histoire des plantes de Canada. C'est l'œuvre anonyme d'un correspondant de Tournefort, œuvre de botaniste professionnel, et qui témoigne à la fois d'une vaste science et d'une grande finesse d'observation. Ce document, propriété du séminaire de Saint-Hyacinthe, n'est probablement pas un original, mais bien plutôt une copie exécutée par un calligraphe professionnel de l'époque. L'Histoire des plantes de Canada est le plus précieux document scientifique que nous ayons de la période prélinnéenne. Des portions considérables de ce manuscrit se retrouvent intégralement dans Charlevoix : Description des Plantes principales de l'Amérique septentrionale, supplément au tome 4 de l'Histoire et description générale de la Nouvelle-France.

Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne 1935, p. 12, 13.


Asarum canadense Linné. — Asaret du Canada. — Gingembre sauvage. — (Wild ginger). 46 38' 12.0" N - 072 06'13.3" O, Capitale-Nationale, MRC Portneuf, Deschambault-Grondines (Municipalité), Grondines-Station (Hameau), 4e rang, 09:39 le dimanche 7 mai 2006, Asarum_canadense_008_800.


Aquilegia canadensis Linné. 46 34' 49.3.3" N - 072 08' 30.5" O, Mauricie, MRC Les Chenaux, Sainte-Anne-de-la-Pérade, domaine Quessy, 08:00 le vendredi 21 mai 2010, Aquilegia_canadensis_006_800.

Abrégé historique et bibliographie

Histoire de la science ] [ Période prélinnéenne ] Période prélinéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Bibliographie ]


le dimanche 17 mars 2002 - le vendredi 18 décembre 2009
le mercredi 30 novembre 2011 - le lundi 4 décembre 2017
constante mouvance de mes paysages intérieurs


Actaea rubra (Aiton) Willdenow. 46° 35' 51.0" N - 072° 16' 01.9" O, Mauricie, MRC Les Chenaux, Saint-Prosper, terre à bois de Roger Leduc, route des 1er et 2e rangs Saint-Édouard, 09:22 le mardi 26 mai 2009, Actaea_rubra_006_950.


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Flore laurentienne textes et illustrations
© Les
Frères des Écoles Chrétiennes, 1935    © Les presses de l'Université de Montréal, 1964, 1995
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- Dernière mise à jour 2017-12-08

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