Recensement des richesses végétales vasculaires naturelles de la vallée du fleuve Saint-Laurent  

Accueil     Divisions de l'ouvrage     info@florelaurentienne.com

Galerie  Travaux - notes     Dernière page éditée, dernière mise à jour

florelaurentienne.com

Préface     Abrégé historique     Esquisse générale     Groupes systématiques     Clef artificielle     Glossaire     Auteurs     Cartes et tableaux


Actaea rubra (Aiton) Willdenow. 46° 35' 51.0" N - 072° 16' 01.9" O, Mauricie, MRC Les Chenaux, Saint-Prosper, terre à bois de Roger Leduc, route des 1er et 2e rangs Saint-Édouard, le mardi 26 mai 2009, photo Actaea_rubra_006_950.

Nichole Ouellette

présente

Flore laurentienne

Auteur, illustrateur
Préface
Abrégé historique
Esquisse générale
GROUPES systématiques
Clef artificielle
Glossaire
Auteurs
Cartes et tableaux
Travaux, notes, recherches

Québec en photos

Île d'Anticosti

Croix île Saint-Quentin

Art de vivre au Québec

Médecine savante

Papiers peints

Détroit de Belle-Isle

Rochers aux Oiseaux

Jour de mer

Navigation

Accueil
En peu de mots
Divisions de l'ouvrage
FAMILLES - dicotyles
Plantes comestibles
Plantes introduites
Plantes médicinales
Plantes rares
Faire un don
Dernière photo en ligne
Galerie de photos

Édition interactive

Flore laurentienne
Frère Marie-Victorin (1885-1944)

Abrégé historique et bibliographique de la botanique laurentienne :
Index ] Histoire ] [ Période prélinnéenne ] Période prélinéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Post-linnéenne ] Bibliographie ]

Sur cette page :
Période pré linnéenne ] [ Récits de voyage ] [ Travaux botaniques ] [ Aventure coloniale ] [ Littérature botanique ] [ Documents scientifiques ]

1. Période prélinnéenne.

On peut dire, sans trop solliciter les faits, que la botanique américaine est née chez les Canadiens français, et que le premier botaniste de l'Amérique fut Louis Hébert, l'apothicaire-herboriste de Paris, devenu le premier colon de Stadaconé.

Récits de voyage

Les récits de voyage de Jacques Cartier, de Champlain, de Lescarbots, du frère Sagard et de plusieurs autres, les lettres de missionnaires connues sous le nom de Relations des Jésuites, et quelques autres documents encore, intéressent l'histoire de la botanique.

Jacques Cartier

Champlain

Une étude d'ensemble de ces sources s'impose, et donnera certainement des résultats de grande importance. Peut-être faut-il joindre aux écrits parascientifiques que nous venons de citer, l'Histoire véritable et naturelle de la Nouvelle-France (1664), où la plume naïve de Pierre Boucher détaille, pour le bénéfice des cousins restés en France, les particularités frappantes de la faune et de la flore du pays.

Travaux botaniques

Dans le domaine des travaux botaniques proprement dits, nous trouvons que, dès 1635, Jacques Cornut, de Paris, publiait son Canadensium Plantarum Historia, dont la majeure partie traitait de plantes canadiennes au moyen de textes descriptifs, et de gravures excellentes pour le temps. Dans cet ouvrage sont décrites et figurées pour la première fois certaines de nos espèces les plus remarquables : Actaea alba, Actaea rubra, Apios americana, Rhus radicans, Aquilegia canadensis, Asarum canadense, etc. Le livre de Cornut est le premier ouvrage imprimé sur la flore de l'Amérique extra-tropicale.


Aquilegia canadensis Linné. 46 34' 49.3.3" N - 072 08' 30.5" O, Mauricie, MRC Les Chenaux, Sainte-Anne-de-la-Pérade, domaine Quessy, le vendredi 21 mai 2010, photo macro Aquilegia_canadensis_006_800.

Aventure coloniale

Le dernier quart du XVIIe siècle semble avoir été une période de grande activité botanique en Nouvelle-France. C'est le moment épique de la grande aventure coloniale de la France. Missionnaires, traiteurs et soldats poussent les canots d'écorce jusqu'au cœur du continent, ouvrent les routes, jalonnent l'immense empire. Partout, depuis la baie d'Hudson jusqu'au golfe du Mexique, des hommes instruits interrogent l'inconnu et sont jetés dans l'étonnement par la révélation d'une nature opulente et nouvelle. Là-bas, en France, dans la tranquillité du Jardin du Roi, Tournefort règne sur la botanique. Il a des correspondants au Canada, et tous les navires lui apportent des matériaux nouveaux. Michel Sarrazin (1659-1734), médecin du roi à Québec, le plus connu de ces correspondants, est en rapport constant avec Tournefort et lui envoie les plantes les plus remarquables du pays, dont la plus célèbre, la sarracénie, a immortalisé son nom. Un autre de ces correspondants, le sieur de Dièreville, visite la côte de l'Amérique en 1706 ; Tournefort lègue son nom à la postérité en lui dédiant le genre Diervilla.

Littérature botanique

C'est d'ailleurs à ce moment (1700) que l'illustre botaniste français publie ses Institutiones Rei Herbariae où la notion du genre est définitivement établie. Cet ouvrage est intimement associé à l'histoire de la botanique laurentienne, car il porte de nombreuses traces des travaux botaniques qui se poursuivaient alors en Nouvelle-France. C'est au moyen de ce grand ouvrage, l'un des chefs-d'œuvre de la littérature botanique, que nous saisissons les processus gradués par quoi se sont élaborées nos connaissances sur la flore laurentienne.


Asarum canadense Linné. — Asaret du Canada. — Gingembre sauvage. — (Wild ginger). 46 38' 12.0" N - 072 06'13.3" O, Capitale-Nationale, MRC Portneuf, Deschambault-Grondines (Municipalité), Grondines-Station (Hameau), 4e rang, le dimanche 7 mai 2006, photo Asarum_canadense_008_800.

Documents scientifiques

De cette même période, nous avons encore un très important manuscrit (circa 1708) resté inédit : Histoire des plantes de Canada. C'est l'œuvre anonyme d'un correspondant de Tournefort, œuvre de botaniste professionnel, et qui témoigne à la fois d'une vaste science et d'une grande finesse d'observation. Ce document, propriété du séminaire de Saint-Hyacinthe, n'est probablement pas un original, mais bien plutôt une copie exécutée par un calligraphe professionnel de l'époque. L'Histoire des plantes de Canada est le plus précieux document scientifique que nous ayons de la période prélinnéenne. Des portions considérables de ce manuscrit se retrouvent intégralement dans Charlevoix : Description des Plantes principales de l'Amérique septentrionale, supplément au tome 4 de l'Histoire et description générale de la Nouvelle-France.

Précédente ] Index ] Suivante ]

Frère Marie-Victorin (1885-1944)
Flore laurentienne 1935, p. 12, 13.


le dimanche 17 mars 2002
 le vendredi 18 décembre 2009 - le mercredi 30 novembre 2011
constante mouvance de mes paysages intérieurs


Achat en ligne

Flore laurentienne textes et illustrations
© Les
Frères des Écoles Chrétiennes, 1935    © Les presses de l'Université de Montréal, 1964, 1995
© gaëtan morin éditeur 2002     Tous droits réservés
chenelière éducation

Photos, notes, recherches ajouts © Nichole Ouellette 2001 - 2017
Tous droits réservés
- Dernière mise à jour 2017-04-01

Flore laurentienne, organisation sans but lucratif (OSBL)